Sencillio

Mode & Engagement

La mode, par définition, c’est la manière de se vêtir, conformément au goût d’une époque, d’une région, ou d’une culture. C’est un phénomène qui implique donc d’une part le goût individuel, puisque nous choisissons ce qui nous plaît ou non. D’autre part, cela implique le collectif, étant donné que c’est la société qui impose ses codes que la mode suit ensuite.

Etant dépendante de la société, elle est influencée par les phénomènes sociaux, et peut donc s’engager socialement et politiquement. Pourtant quand y pense, la mode, c’est plutôt quelque chose de léger, et sans réelle « importance » à contrario d’autres sujets. Mais les grandes marques qui font marcher l’industrie de la mode, véhiculent des valeurs qui se veulent en accord avec celles de leur clientèle. En fonction de ces valeurs, elles se doivent de réagir et de s’engager face à certains combats de la société. 

Avec les réseaux sociaux,  les grands acteurs du monde de la mode ont une visibilité non-négligeable auprès des nouvelles générations connectées. L’occasion pour eux de prendre la parole sur les réseaux afin de montrer leur engagement. 

A travers une série d’articles intitulée « Quand la mode s’engage », nous verrons comment les marques tentent d’exprimer leurs revendications politiques et sociales ou même sur l’environnement …

Mode et Environnement

Ainsi, en ce début d’été, un mois important s’est achevé en ce qui concerne les revendications politiques et sociales. En effet, le mois de juin communément appelé le « mois des fiertés » ou Pride Month, est un mois de célébration et de commémoration pour la communauté LGBTQ+.

La volonté de s’engager pour l’environnement

Ce n’est un secret pour personne : l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes au monde. Depuis  le développement du prêt à porter, à partir des années 1950, et la délocalisations des usines de textiles vers des pays aux couts de productions plus faibles, l’attrait pour la mode s’est développé. En effet, les vêtements peu couteux ont fait leur arrivée dans les rayons, ce qui a permis de rendre la mode plus accessible aux classes moyennes, en plein croissance à cette période. Le vêtement devient un bien de (sur)consommation à part entière. A partir des années 2000, la fast-fashion permet aux magasins de renouveler leurs collections de plus en plus souvent.

Evidemment, tout cela à un coup. La mode est l’une des industries qui requiert le plus de matières premières comme le coton, mais aussi l’eau, indispensables à la fabrication des vêtements. D’après cet article du Monde, Un rapport des Nations unies estime d’ailleurs qu’il faut 7 500 litres d’eau pour fabriquer un jean, soit l’équivalent de l’eau bue par un être humain pendant sept ans. »

Cet article nous apprend également que l’industrie de la mode est responsable de beaucoup émissions de gaz à effet de serre. Mais le plus gros problème concerne le lavage des vêtements, qui pollue les eaux et les sols. En cause, la composition des fibres textiles. selon l’organisation environnementale l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) « Plus du tiers (35 %) des micro-plastiques rejetés dans les océans viendrait du lavage de textiles »

Greenwashing ou réelle volonté de changement ?

Certains grands noms de l’industrie ont pris conscience de la situation et ont affiché publiquement leur volonté de s’engager en faveur de l’environnement, afin de changer les choses. L’année dernière, en marge du G7, 32 entreprises du textile (des groupes Adidas et Nike à Chanel et Prada, en passant par H&M et Gap) ont décidé de s’engager à diminuer l’empreinte carbone du secteur de l’habillement. Ils ont donc signé le « Fashion Pact » qui vise à atteindre zéro émission nette de dioxyde de carbone (CO2) d’ici à 2050 et à passer à 100 % d’énergies renouvelables sur toute la chaîne d’approvisionnement d’ici à 2030.

Cependant, ce projet n’a pas fait l’unanimité, bien loin de convaincre les ONG qui n’ont d’ailleurs pas été consulté pour l’initiative, comme l’explique cet article de France24. En effet, le Fashion Pact est en réalité peu contraignant pour les entreprises concernées, étant donné que tout repose sur le volontariat. D’après le ministère de la Transition écologique précise que «c’est aux entreprises signataires de mettre en place des actions afin de réduire leurs émissions de CO2 en fonction de leurs filières d’exploitation (coton, cuir, soie…)».

On peut donc penser que cet « engagement » est avant tout dans un but marketing, c’est ce que l’on appelle le greenwashing.

Heureusement, quelques grandes groupes semblent s’engager réellement, comme le montre cet article du Huffington Post.

L’exemple de Sencillio : One Tree Planted

A tous les niveaux, il est possible de s’engager d’une manière ou d’une autre. C’est aussi le choix qu’on fait Justine et Quentin, les créateurs de Sencillio, en associant leur marque à l’association américaine One Tree Planted. Fondée en 2014 par Matt Hill, l’association est fondée sur un réseau de particuliers, d’entreprises et d’écoles qui font des donations monétaires ou qui se portent volontaires à planter des arbres autour du monde. Le premier objectif était de planter 20 000 arbres. Au fur et à mesure, l’association s’est développée, et des partenariats avec des ONG se sont créés. L’association est donc impliquée dans de nombreux projets de reforestation. D’après Guidestar, en 2018, One Tree Planted a planté 1,3 million d’arbres dans 13 pays différents.

Sencillio propose donc de faire un don lors d’un achat sur la boutique. Une manière de s’engager, à son échelle.